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Projet de Geer

Lancement du projet

A Geer, des agriculteurs manifestent, depuis quelques années, de l’intérêt pour la biométhanisation.

Une trentaine d’agriculteurs se sont regroupés sous forme de coopérative en voie de formation appelée «biogaz du haut Geer». Ils souhaitent regrouper leurs déchets organiques (fumier, lisier, vinasses, déchets de maïs, de betteraves, …). En construisant une unité collective de biométhanisation, ils pourront valoriser énergétiquement leurs effluents et diversifier leurs activités.

Le biogaz produit sera utilisé dans des cogénérations qui produiront chaleur et électricité. La chaleur sera revendue à des clients (particuliers, école, pensionnat…). L’électricité sera revendue au réseau électrique. Le digestat, résidu du processus de biométhanisation, est redistribué aux agriculteurs car il s’agit d’un excellent fertilisant minéral.

Cliquez pour voir l'image en grandLe schéma ci-contre (cliquez pour le voir en grand) représente le principe de fonctionnement du projet.

C’est la rencontre de Gaëtan de Seny et Grégory Bédeur lors du salon Initiatives en octobre 2005 qui a permis à l’UWE de se lancer dans l’accompagnement poussé de ce projet.

Initialement repris par les missions Energie de l’UWE, cet accompagnement a pu s’intégrer dans le cadre du projet Life environnement SMIGIN. Cela a permis d’en augmenter le suivi et d’y intégrer des études plus larges notamment pour les aspects liés à la mobilité et au paysage.

Actions mises en oeuvre sur le parc

Information Déchets

Quatre types d’effluents entrent dans la biométhanisation : des vinasses, des radicelles, des tontes de pelouse et des biomasses agricoles. Ces dernières représentent la majeure partie des intrants. Le tableau suivant reprend l’ensemble des effluents récupérés.
 

Type d’intrants

Quantité

Lisier de porc

9.527 Tonnes/an

Fumier bovin

12.000 Tonnes/an

Fientes

47 Tonnes/an

Maïs

6.850 Tonnes/an

Total Coopérative

28 424 Tonnes/an

Déchets organiques d’un industriel local

12.000 Tonnes/an

Boues d’épuration d’un industriel local

3.000 Tonnes/an

Tonte de pelouse

750 Tonnes/an

Total hors coopérative

15 750 Tonnes/an

Total

44 174 Tonnes/an

64% des biomasses utilisées par le projet proviennent de la coopérative d’agriculteurs. Un liquide de digestion (14 430 Tonnes/an) doit être ajouté aux effluents. Cela porte le total des intrants à 58 604 Tonnes/an. Après le processus de digestion, un résidu, appelé digestat est produit. Il servira d’engrais aux agriculteurs.

Information Energie

La biométhanisation produit 3.855.712 m³ de biogaz par an. Cette production étant continue, les cogénérations qui brûleront ce dernier devront fonctionner en continu. Sur cette base, il est possible de dimensionner les cogénérations. La puissance électrique théorique calculée avoisine 1 MWél et 1,3 MWth. Il est choisit d’installer deux unités de 500 kWél qui fonctionneront 7.520 heures par an, soit 85% du temps.

Une partie minime de l’électricité (10%) est consommée par les installations. Le reste est revendu au réseau électrique. En ce qui concerne l’énergie thermique, 23,5% de l’eau chaude est destinée aux consommations des cuves de biométhanisation.

Un séchoir utilise 33,8% de l’eau chaude. Il permettra de sécher des matières ligneuses (du bois par exemple) afin de les rendre utilisables en tant que combustible. Cela permet d’optimiser la valorisation de la chaleur.

En effet, le réseau de chaleur ne sera pas utilisé en période estivale, moment durant lequel l’utilisation du séchoir sera optimisée. Le chauffage des bâtiments des clients chaleur permettra de valoriser 23% du total de la chaleur produite.

Le réseau de distribution
de la chaleur est représenté
ci-contre.
On y retrouve l’ensemble des clients chaleur : une dizaine d’habitations, une école, un foyer,
un centre sportif, …

Information Mobilité

Le projet Biogaz du Haut Geer implique une trentaine d’agriculteurs. Il leur permet de diversifier leurs sources de revenus puisqu’ils vendent leurs sous-produits à la coopérative. Lorsque le processus de biométhanisation est terminé, le reste des matières organiques, appelé digestat, peut être utilisé comme engrais. Les agriculteurs en profitent pleinement en récupérant chacun une partie du digestat produit. Ces deux parties du projet impliquent la création d’un charroi, d’une part pour amener les matières organiques à la coopérative et, d’autre part, pour apporter et épandre le digestat sur les champs.

Beaucoup d’agriculteurs sont impliqués dans le projet ce qui engendre un gros impact en matière de mobilité. Le fait que les installations soient situées à environ un kilomètre du village de Geer oblige les porteurs du projet à prévoir ce charroi et à l’organiser. La consommation énergétique de ce charroi aura également un impact financier sur le projet. En effet, le principal subside, les certificats verts, sont attribués en fonction de l’économie de CO2. Toutes les émissions sont prises en compte, y compris les émissions du transport. Ces deux derniers points poussent les porteurs de projet à minimaliser les trajets parcourus.

Ce point peut paraître simple de prime abord. Cela l’est beaucoup moins quand on sait que 1.000 parcelles différentes sont mises en jeu. Elles possèdent toutes une culture propre et ont toutes une date de récolte et une date d’épandage propre.

Les paramètres sont donc très nombreux et l’appui d’un logiciel semble indispensable. Cependant, après analyse avec des professionnels du secteur, les possibilités d’un logiciel de simulation de tournée semblent limitées. Ces logiciels sont trop «puissants» et chers pour le projet. Il semble qu’un logiciel de cartographie soit plus adapté.

Ce dernier a été développé par la Cellule LIFE de l’Union Wallonne des Entreprises, en collaboration étroite avec Gaëtan de Seny. Il se base sur le PLI (plan de localisation informatique).

Information Paysage

Le projet est voué à être installé en région agricole. L’intégration paysagère des bâtiments sera essentielle et constitue une préoccupation pour le porteur de projet. Différents conseils ont été prodigués par les conseillers de l’Union Wallonne des entreprises et seront pris en compte lors de la construction de l’exploitation. Ils sont répertoriés en quatre catégories : le terrain, l’implantation, le bâtiment et les abords sont consultables dans le rapport global du projet de Geer.

  

Situation
  • Province de Liège
Activités principales
  • Agriculture
Nombre d'entreprises inscrites dans la démarche
  • 32 agriculteurs
Partenaires
Président Commission
  • Gaëtan de Seny

Rapport global du parc