Mobilité | Fiche M9 - Sécurité routière et infrastructures
Amélioration de la sécurité routière et des infrastructures sur le parc d'activité
Objectif et intérêt :
Apporter une solution aux problèmes de sécurité pour tous les usagers du PAE et aux problèmes de stationnement sauvage des véhicules
L'amélioration de la sécurité routière et des infrastructures sur les PAE comporte de nombreux intérêts. En effet, elle permet :
- d'améliorer le cadre de vie du parc d'activité (ce qui peut permettre d'attirer de nouvelles sociétés sur le PAE);
- d'améliorer l'aspect sécuritaire tant pour les automobilistes que pour les piétons et cyclistes;
- de promouvoir les modes de transport de type doux (avantage pour les travailleurs ne disposant pas de voiture : travailleurs, intérimaires, stagiaires, etc.)
Les étapes
1. Relever les problèmes rencontrés sur le PAE
Cet état des lieux peut être réalisé par le porteur de projet via un relevé de terrain, un sondage d'opinions des entreprises, un contact avec les services de police, le témoignage de riverains, etc. Voici quelques exemples de problèmes rencontrés sur le PAE :
- Manque de passages pour piétons
- Absence de trottoir ou de piste cyclable
- Vitesse maximale autorisée trop élevée
- Absence ou manque de panneaux signalétiques
- Stationnement sauvage de véhicules (voitures, camions, …)
- Etc.
2. Rédiger un rapport
Le porteur de projet met en évidence les problèmes rencontrés et relève le caractère anormal de la situation.
3. Présenter le rapport
Le porteur de projet présente le rapport au responsable des infrastructures du parc d'activité (commune, intercommunale, CCI, etc.) et tente d'obtenir l'engagement de principe de celui-ci à rechercher et à mettre en place de solutions.
Afin de motiver le responsable des infrastructures, le porteur de projet devra trouver les arguments qui feront mouche (promesse de médiatisation ou attrait de nouvelles entreprises si des améliorations sont apportées, …)
4. Etudier les problématiques rencontrées
L'étape suivante consiste à étudier les problèmes relevés avec les différents partenaires (commune, intercommunale, CCI, service de police) et envisager des solutions.
Le porteur de projet pourra organiser une visite du PAE avec le responsable des infrastructures et avec les services de police afin de constater sur le terrain les problèmes relevés et de proposer des solutions adaptées. Des aménagements mis en place sur d'autres parcs d'activité pourront également être proposés à titre d'exemple (images, photos).
Le porteur de projet peut aussi aider à la recherche de moyens pour subsidier les travaux.
5. Suivi du dossier et relance des partenaires
Pour mener le projet à terme, le porteur de projet assure un suivi des actions et, si nécessaire, relance les partenaires avec l'appui des entreprises jusqu'à la mise en place des solutions.
Facteurs de réussite
- Volonté du responsable des infrastructures du PAE d'améliorer la situation : sans cela, la concrétisation des projets est compromise.
- Accès à des subsides pour la réalisation des travaux.
- Appui des entreprises et des services de police : l'avis des services de police est très souvent indispensable d'où l'intérêt de les impliqués dès le lancement du projet.
- Nombre important d'accidents sur le PAE : si de nombreux accidents ont malheureusement eu lieu sur le PAE, ces évènements peuvent servir à argumenter lors de l'étude de pertinence du projet.
- Présence de grosses entreprises ayant un rôle moteur dans la démarche : l'influence qu'on les grosses entreprises peut aider à la réalisation de ce type de projet.
- Médiatisation autour de l'action et des améliorations mises en place : la perspective d'une médiatisation des actions peut aider à la concrétisation de celles-ci.
- Intégration de l'Action dans un Plan Communal de Développement Rural (PCDR)En Région wallonne, outil d'aménagement actif destiné au développement des espaces ruraux. L'inventaire des potentialités et contraintes des espaces ruraux de la commune étudiée (activités agricoles, extension de l'habitat, infrastructures, paysages...) permettent de définir des projets censés donner une nouvelle dynamique à la zone rurale. Il peut s'agir par exemple du développement d'infrastructures touristiques, de nouvelles voiries et chemins,... L'approbation du PCDR permet aux autorités communales de bénéficier de subventions pour la réalisation des projets., d'un Plan (inter)Communal de Mobilité (PCM)Document de planification de la mobilité à l'échelle d'une (ou plusieurs communes) commune. Il poursuit des objectifs d'amélioration de l'accessibilité et de la mobilité, de la sécurité routière et du cadre de vie sur le territoire concerné. : l'implication de la commune dans un PCDR ou PCM peut permettre d'y intégrer certains projets sur le PAE et ainsi d'obtenir d'éventuels subsides.
- Période électorale : une période électorale est parfois un moment opportun pour lancer ce type de projet (avis favorable des autorités communales).
Obstacles
- Inertie du responsable des infrastructures (seul à disposer de l'autorité nécessaire à la réalisation des travaux)
Solution : assurer un suivi des actions; relancer le responsable des infrastructures, identifier les freins éventuels et tenter de les résoudre.
- Coût des travaux : certains travaux, comme la réfection des routes ou la réalisation de trottoirs par exemples, impliquent des coûts relativement élevés.
Solution : chercher d'éventuels subsides pour la réalisation de ces travaux
- Actions sans répercussion économique directe : ce type de projets ont généralement un coût alors que les retours financiers sont très rarement directs.
Solution : mettre en avant les autres avantages de ces actions (voir intérêt).
